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Réagissez, contactez-nous, écrivez nous, c'est ensemble que nous pourrons construire une politique au service des exploités, une politique qui mène de la résistance à la révolution.
Nous avions annoncé la tenue en Allemagne du Conseil des Travailleurs de l'Automobile. En voici un premier bilan, dans une interview, Paulo, nous raconte comment il a vécu ces
trois jours à Hanovre.
1. Qui sont les gens qui participent au CITA ? Les gens qui participent au CITA sont avant tout des ouvriers de l'automobile mais aussi des employés et des techniciens du secteur. La plupart sont des militants syndicaux de classe et/ou militants politiques.
2. Quelle était l'ambiance générale là-bas ? L'ambiance durant
les 4 jours du Conseil était une ambiance de solidarité internationale, fraternelle et de franche camaraderie ! On sentait que tout le monde était content d'être là pour se retrouver et débattre
ensemble sur ce qui arrive à tous en pleine face : licenciements, répression etc.
3. Quelles sont les difficultés majeures rapportées par les camarades de l'automobile ? Les difficultés majeures des camarades de l'automobile sont évidemment les effets du système capitaliste : les licenciements, la flexibilité, la dureté du travail, la "production allégée" qui a servi à augmenter l'exploitation etc. Mais c'est aussi la répression des luttes ouvrières à travers toute la planète qui se battent pour leurs intérêts : chez Ssangyong Motor en Corée du Sud, chez Ford Russie, chez Dacia en Roumanie etc.
4.Quelles sont les différences importantes qui existent entre les différents continents? Les différences importantes d'un continent à l'autre sont justement les formes de répression. Ce sont les licenciements politiques en Allemagne, le meurtre aux Philippines ou au Mexique et pour la France (pour l'instant) de fortes amendes et du sursis à l'image des 6 camarades de Continental... Mis à part ça, on voit que globalement c'est la même chose pour tous et toutes : exploitation et résistances ! Mais il y a aussi des problèmes quant à la manière de lutter qui se posent : comment créer l'unité entre les ouvriers des constructeurs et les sous-traitants, comment favoriser un syndicalisme de classe face au syndicalisme de collabo et/ou les gouvernements, comment combattre le chauvinisme etc. Toutes ces questions ont été abordé et méritent évidemment de prolonger le débat car les solutions miracles n'existent malheureusement pas!
5. Qu'est-ce que cette 6ème édition a apporté de nouveau pour les luttes à venir ? Cette 6ème édition a permis de renforcer les liens des camarades à travers le monde. Plusieurs chartes de solidarité existent entre les travailleurs de différents groupes comme General Motors ou VolksWagen. Nous avons put voir que depuis le 5ème Conseil, ces chartes ont permis de faire vivre concrètement la solidarité internationale. Et puis la nouveauté est l'adoption d'un "programme de lutte international du mouvement ouvrier combatif de l'automobile" mais malheureusement je n'étais plus là au moment des votes pour en dire plus...
Pourquoi
culture clash? Internet déborde déjà d’une multitude de blogs qui décrivent chacun leur petite parcelle de réalité... on s’y raconte, on s’y rencontre et on s’y met en scène. Le capitalisme a
compris depuis longtemps que la libre circulation des «opinions» ne le menace pas. Dans les faits, il s’agit simplement de masquer la brutalité de l’idéologie dominante, de ce qui fonde la
reproduction du système dans lequel nous vivons, sous de multiples expressions «individuelles» désordonnées... De «ferme ta gueule» à «cause toujours», l’effet reste le même et les vaches, ou
plutôt les moutons, sont bien gardés.
Un révolutionnaire chinois aimait dire que sans enquête il n'y a pas de droit à la parole. Cette phrase, qui fait frémir à bon droit nombre de démocrates, ne dit qu’une seule chose: sans politique, sans pratique politique réelle, il n’y a rien à dire et rien à écrire.
Il ne s’agit donc pas ici d’engager le combat, par clavier interposé, contre le capitalisme. Ce combat se livre tous les jours.Mais pour le penser, il faut faire émerger les fragments de cette réalité de lutte, désordonnés et éparpillés, que camoufle l’idéologie dominante et ses avatars de toutes «opinions». Rendre visible l'invisible, ce dont personne ne parle : à commencer par la violence de l'exploitation que nous subissons.
Il s’agit de mener la lutte des classes au niveau des idées comme on la mène sur tous les terrains. L’emploi du «je» dans certains articles n’implique aucune rupture avec le «nous» que nécessite l’organisation des révolutionnaires, il démontre plutôt que la politique communiste doit aussi se vivre à l’intérieur de chaque sensibilité particulière, malgré ou à cause des tiraillements qu’elle impose.
L’activité théorique, la lutte théorique doit faire partie de notre quotidien, pour comprendre la situation dans laquelle nous sommes. L’humilité de celui qui apprend doit remplacer l’ironie de celui qui sait ou qui croit savoir, il faut combattre la prétention des militants à s'exprimer sur tout mais à ne rien étudier vraiment.
Le capitalisme n'impose pas seulement une division économique, il impose également une division du travail entre les manuels et les intellectuels. Cette division se reproduit y compris au niveau des structures militantes. Il y a, en France comme ailleurs, une activité militante débordante et multiforme, à quel moment prend-elle appui sur le théorie communiste pour l'approfondir et pour l'améliorer?
Quant aux communistes, à quel moment fondent-ils leur réflexion sur la pratique réelle des luttes de la classe qu'ils se proposent de défendre?
C'est de ce lien entre l'activité pratique et théorique que dépend aujourd'hui la possibilité de fonder ou de refonder une politique révolutionnaire. C'est pour cela qu'il faut débattre, critiquer, s'informer et se former. C'est pour cela qu'il faut se construire un point de vue. C'est pour cela que culture clash existe.