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Le blog Culture-Clash, comme Radio Clash, l'émission que nous réalisons et que vous pouvez écouter en direct, via internet, tous les jeudis soirs, de 20h à 21h, (www.beaubfm.org), donnent la parole à ceux qui luttent contre le capitalisme. Ces luttes sont souvent partielles et eclatées, nous avons donc besoin de construire des outils concrets de solidarité entre nous, nous devons également apprendre des luttes révolutionnaires présentes ou passées pour définir ce que nous voulons et ce que nous ne voulons plus.
Réagissez, contactez-nous, écrivez nous, c'est ensemble que nous pourrons construire une politique au service des exploités,  une politique qui mène de la résistance à la révolution.
Dimanche 6 décembre 2009 7 06 /12 /2009 13:55
- Publié dans : Analyses

 

 

La crise que nous connaissons depuis 2 ans n’est pas un accident survenu dans un système où tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes : c’est une crise intrinsèque du système capitaliste. Il y en a eu avant et il y en aura beaucoup d’autres.

Alors, bien sûr, on peut avancer un certain nombre d’arguments pour expliquer la situation dans laquelle le monde s’enlise.  

Précisément, c’est la finance, courant 2006 aux USA qui a fait éclater la crise.

Les banques veulent optimiser leurs profits et consentent des prêts immobiliers aux ménages à faibles revenus. C’est les fameux SUBPRIMES.

De 98 à 2007, l’endettement des ménages américains a plus que doublé. Mais les subprimes sont à taux variables ; au début, l’échéance est supportable par l’emprunteur puis ce n’est plus le cas. Incapables de rembourser les échéances, les emprunteurs sont expulsés (3 millions de famille sont jetées à la rue). Le nombre de biens mis en vente augmente, faisant baisser les prix immobiliers. Crise immobilière. Les banques sont prises à leur propre jeu.

Le procédé de titrisation a ensuite entraîné la généralisation de la crise à l’ensemble du système bancaire.

De plus, afin d’essayer de limiter les aléas de ces produits issus de la titrisation, les banques se sont assurées contre le risque de défaut de paiement, introduisant les assurances dans le circuit.

Partout, le ralentissement de la l’emploi et de la masse salariale entraîne le ralentissement de la consommation (d’autant que le crédit aux particuliers ne se développe pas), puis celui de la production et des importations ; la diminution des importations contribue à transmettre la crise aux pays exportateurs.   

C’est une crise généralisée du système capitaliste conjuguée pour la 1ère fois avec une crise écologique. Disons que l’on a de plus en plus conscience du saccage de la planète, du mode d’utilisation de la nature par le capital : épuisement des terres agricoles et des ressources non renouvelables, et réchauffement climatique.  La crise alimentaire de 2008 est liée à cela. Il n’y a pas de bornes à l’expansion du capital : on spécule sur tout.

 

Soyons alarmistes !

Ecoutez notre émission RADIO CLASH du 19 novembre 2009 mise en ligne sur ce site. 

 

 


Par Culture Clash
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Pourquoi culture clash?

avatar-blog-1150193706-tmpphpqBtchOPourquoi culture clash? Internet déborde déjà d’une multitude de blogs qui décrivent chacun leur petite parcelle de réalité... on s’y raconte, on s’y rencontre et on s’y met en scène. Le capitalisme a compris depuis longtemps que la libre circulation des «opinions» ne le menace pas. Dans les faits, il s’agit simplement de masquer la brutalité de l’idéologie dominante, de ce qui fonde la reproduction du système dans lequel nous vivons, sous de multiples expressions «individuelles» désordonnées... De «ferme ta gueule» à «cause toujours», l’effet reste le même et les vaches, ou plutôt les moutons, sont bien gardés.

Un révolutionnaire chinois aimait dire que sans enquête il n'y a pas de droit à la parole. Cette phrase, qui fait frémir à bon droit nombre de démocrates, ne dit qu’une seule chose: sans politique, sans pratique politique réelle, il n’y a rien à dire et rien à écrire.

Il ne s’agit donc pas ici d’engager le combat, par clavier interposé, contre le capitalisme. Ce combat se livre tous les jours.
Il ne s’agit pas non plus de passer un costume révolutionnaire comme on devient ninja ou chevalier de la lune en se branchant sur une banale console de jeux vidéo.
Le communisme n'est pas un divertissement, ce n'est pas non plus un défouloir ou un dépotoir, c'est une politique qui plonge ses racines dans la lutte des classes, dans ce que nous vivons tous les jours, au travail et en dehors.

Mais pour le penser, il faut faire émerger les fragments de cette réalité de lutte, désordonnés et éparpillés, que camoufle l’idéologie dominante et ses avatars de toutes «opinions». Rendre visible l'invisible, ce dont personne ne parle : à commencer par la violence de l'exploitation que nous subissons.

Il s’agit de mener la lutte des classes au niveau des idées comme on la mène sur tous les terrains. L’emploi du «je» dans certains articles n’implique aucune rupture avec le «nous» que nécessite l’organisation des révolutionnaires, il démontre plutôt que la politique communiste doit aussi se vivre à l’intérieur de chaque sensibilité particulière, malgré ou à cause des tiraillements qu’elle impose.

L’activité théorique, la lutte théorique doit faire partie de notre quotidien, pour comprendre la situation dans laquelle nous sommes. L’humilité de celui qui apprend doit remplacer l’ironie de celui qui sait ou qui croit savoir, il faut combattre la prétention des militants à s'exprimer sur tout mais à ne rien étudier vraiment.

Le capitalisme n'impose pas seulement une division économique, il impose également une division du travail entre les manuels et les intellectuels. Cette division se reproduit y compris au niveau des structures militantes. Il y a, en France comme ailleurs, une activité militante débordante et multiforme, à quel moment prend-elle appui sur le théorie communiste pour l'approfondir et pour l'améliorer?

Quant aux communistes, à quel moment fondent-ils leur réflexion sur la pratique réelle des luttes de la classe qu'ils se proposent de défendre?

C'est de ce lien entre l'activité pratique et théorique que dépend aujourd'hui la possibilité de fonder ou de refonder une politique révolutionnaire. C'est pour cela qu'il faut débattre, critiquer, s'informer et se former. C'est pour cela qu'il faut se construire un point de vue. C'est pour cela que culture clash existe.

 
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